Le Figaro du 6 août 1899
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k284839b/f1


Le Petit Parisien du 7 août 1899 en page 1 et 2
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k518990b
LA CATASTROPHE DE JUVISY
17 MORTS – 71 BLESSÉS
La catastrophe qui s’est produite à Juvisy, et que nous avons annoncée hier, est malheureusement plus terrible qu’on ne le croyait. Dix-sept personnes y ont trouvé une mort affreuse, et soixante et onze autres malheureux voyageurs ont été plus ou moins grièvement blessés. Cet affreux accident va jeter le deuil dans bien des familles, faire répandre bien des larmes.
Voici les détails les plus circonstanciés sur cet événement déplorable :
Le train supplémentaire 29 bis de Paris à Nantes, parti de Paris à 9 h. 35 du soir, a été, d’après une note de la Compagnie d’Orléans qui nous a été communiquée, tamponné par le train régulier n° 29 qui le suivait.
Le train 29 bis était arrêté en gare, où il devait se trouver sous la double protection des mâts signaux de la gare et les signaux du bloc-system.
Le fourgon de queue et la dernière voiture à voyageurs du train 29 bis, qui se trouvait être une voiture de 3e classe, ont été mis en pièces. Cette voiture se trouvait malheureusement absolument complète, ce qui explique le nombre élevé des victimes.
Le Tamponnement — Lire la suite —
Arrivé en gare de Juvisy, le train 29 bis doit s’arrêter pour laisser partir un autre train qui lui ferait la voie. On affirme que les signaux réglementaires furent faits à l’heure précise où ils devaient l’être. Que se produisit-il alors ? Un orage furieux était déchaîné sur la campagne. La pluie, le tonnerre, les éclairs faisaient rage. Un vent violent chassait les gouttes d’eau avec une telle rapidité que le mécanicien du train 29 n’aperçut pas les signaux qu’on lui faisait.
Lancé à une vitesse de soixante-quinze kilomètres à l’heure, le train 29 arriva comme la foudre sur le train 29 bis.
Un choc épouvantable eut lieu : trois wagons du train tamponné rentrèrent les uns dans les autres.
Les voitures, réduites en miettes, s’effondraient sous la poussée formidable de la locomotive qui se dressa, l’avant en l’air, comme un monstre furieux qui vomissait le feu et la fumée dans les grondements de la tempête.
Il y eut alors une minute de terreur indicible, pendant laquelle tous les malheureux voyageurs entassés dans le train se crurent perdus.
Le tableau était bien fait pour affoler les plus braves; l’eau tombait à torrents; l’électricité s’était brusquement éteinte et on se perdait dans la nuit noire; seuls ça et là couraient des feux affolés, feux des lampes-signaux que brandissaient les employés, témoins impuissants du drame horrible qui se déroulait sous leurs yeux.
Des cris lamentables sortaient des voitures défoncées, du sang coulait en gouttes lourdes, tête mélangées à la boue épaisse de la voie.
Mais il fallait retirer des débris fumants des wagons pulvérisés ceux qui venaient de trouver la mort et ceux qui, blessés, mutilés, jetaient des appels navrants.
Les Premiers Secours — Lire la suite —
L’accident s’était produit devant la gendarmerie nationale; réveillés par le fracas effrayant de la collision, les gendarmes se levèrent, se vêtirent en hâte, et sous la pluie battante coururent donner l’alarme dans la ville de Juvisy.
De courageux citoyens se joignirent aussitôt à eux, comme les employés de la gare, affolés, ne retrouvaient même plus le sang-froid nécessaire pour ouvrir les portes, la foule des sauveteurs arracha les barrières; on ouvrit les portières des wagons, on aida les femmes et enfants à descendre, on appela à l’aide tous les hommes de bonne volonté, et avec une énergie, une décision et un courage dignes des plus grands éloges les braves gens se mirent à démolir entièrement les wagons écrasés et à recueillir les malheureux si terriblement atteints par le désastre.
Plus d’une fois, les mains des vaillants travailleurs se rougirent du sang encore chaud d’un cadavre; plus d’une fois ils ne retirèrent qu’une lamentable épave humaine au lieu de l’être vivant qu’ils pensaient sauver!
Par un hasard véritablement infernal les fils du télégraphe et du téléphone avaient été coupés par la chute d’un lampadaire.
On tenta vainement de les rétablir.
Il fallut détacher deux des huit employés de nuit de la gare pour les envoyer prévenir, l’un à Brétigny, l’autre à Villeneuve-Triage, de l’accident qui venait de se produire.
Enfin on s’efforça d’avertir l’administration centrale, qui, sans perdre une minute, fit préparer tout ce qui était nécessaire pour donner les plus promptes secours aux blessés. À onze heures et demie du soir, des internes des Ambulances municipales arrivaient en voiture et s’occupaient en toute hâte de préparer, dans la gare d’Orléans, une salle de pansement provisoire.
Le local choisi fut le dortoir des sous-facteurs, dortoir de dimensions assez exiguës, mais qui contenait pourtant une vingtaine de lits.
Le médecin en chef de la Compagnie, M. le docteur SEGOND, assisté des docteurs DEVIÈS et LENOIR, prenait la direction du service et se tenait prêt à parer à tout événement.
Le Sauvetage — Lire la suite —
Pendant que ces préparatifs s’accomplissaient à Paris, le sauvetage continuait à Juvisy. Des médecins habitants les villages avoisinants, prévenus en toute hâte, vinrent prêter leur précieux concours aux sauveteurs. Sous la direction de M. BERNARD, médecin de la Compagnie, les docteurs TRICHET et AUBLET, de Choisy-le-Roy, VINOT et GAIGNÈRE, de Paris, installèrent rapidement une salle d’ambulance et donnèrent, aussi vite que les circonstances le permettaient, les soins les plus éclairés et les plus diligents aux blessés qu’on leur amenait à chaque instant.
La salle d’attente des premières classes fut choisie pour cet usage, et ce fut bientôt un affreux spectacle que celui de cette petite salle encombrée de malheureux dont la vie s’écoulait avec le sang.
Enfin, à onze heures quarante, le premier train de secours arrivait, amenant le docteur THIERRY, sous-directeur des Ambulances urbaines, qui s’occupa immédiatement, admirablement secondé par un interne des hôpitaux, M. AMIEUX, de faire diriger les blessés sur Paris.
Au bout de quelques instants, le train de secours filait à toute vapeur vers la capitale, emportant vingt-deux de ceux qui avaient été les plus éprouvés.
Sous les feux blafards de la lumière électrique les pauvres gens qu’on amenait au poste de secours sur des civières et des matelas ressemblaient à de terrifiantes apparitions; on eut dit de quelque macabre ébauche de Goya.
Ce n’étaient que bras tordus, en un spasme d’épouvante, qu’ils avaient hagards, hallucinés par on ne sait quelle horrible vision, que bouches crispées par un rictus douloureux, plus angoissant qu’une plainte.
Pas un cri ne s’élevait, pas un gémissement.
Il semblait que les gens qu’on transportait fussent autant d’immobiles cadavres. Il y eut véritablement un moment où les plus endurcis, à la vue de semblables misères, ne purent se défendre d’un frisson.
Très activement, les internes des hôpitaux et les infirmières de la Salpêtrière, dirigés par MM. DUPUY-DUTEMPS, ROUX et LEPINOY, se multipliaient, pansaient des plaies, posaient des appareils et ne voulaient laisser à personne le soin délicat de transporter les pauvres malades dans les voitures d’ambulance qui les emporteraient vers les divers hôpitaux de Paris.
À la Gare d’Orléans — Lire la suite —
C’était à la gare d’Orléans un affolement général; nul ne savait où donner de la tête, et le chef de gare, M. SEMELIN, eut toutes les peines du monde à obtenir que ses subordonnés fissent œuvre utile.
Il fut provisoirement suspendre les départs de trains, organisa un premier service d’ordre, en attendant que les gardiens de la paix prévenus vinssent prendre leur poste.
À onze heures et demie, M. GULCHARD, inspecteur principal du treizième arrondissement, vint avec cinquante agents qu’il employa à disperser les trop nombreux curieux qui avaient envahi les quais et gênaient considérablement la manœuvre des trains.
Des voitures d’ambulance, qui tout d’abord avaient manqué, arrivaient en nombre. M. GUIHARD, sous-directeur de la police municipale, et LAURENT, secrétaire général de la Préfecture de police, prit la direction d’un service régulier qui rendit bientôt les plus grands services.
Le spectacle de la gare était à ce moment saisissant.
Le Ministre des Travaux publics — Lire la suite —
M. Pierre BAUDIN, ministre des Travaux publics, avait été prévenu vers onze heures et demie de l’événement qui venait de se produire.
Sans attendre une minute, M. Pierre BAUDIN sauta en voiture et se fit conduire à la gare d’Orléans, où il arriva vers minuit.
Le Ministre se rendit immédiatement auprès des blessés, qu’il salua respectueusement et interrogea longuement ceux dont l’état permettait une conversation, s’enquit des impressions de chacun, et finalement monta dans un train spécial formé sur l’ordre du chef de gare. Il était environ une heure du matin quand M. Pierre BAUDIN partit pour Juvisy, où il fut reçu par MM. VIGAND, chef-adjoint de l’exploitation, et POLONCEAU, chef du service de la traction.
Quelques minutes auparavant, M. LÉPINE, préfet de police, était arrivé à la gare et, sous son énergie impulsion, le service de secours s’annonçait bientôt de telle manière que pas un blessé ne fut oublié et que tout se passa avec la plus grande rapidité.
Après avoir fait renforcer le service d’ordre par des brigades d’agents des quatrième, cinquième, douzième et treizième arrondissements et par un détachement de la 1re compagnie de réserve, M. LÉPINE monta sur une locomotive, sans vouloir attendre qu’on attachât un wagon au tender.
Les 17 morts, à la Morgue — Lire la suite —
Dès la première heure, un service d’ordre commandé par M. SELLIER, officier de paix du quatrième arrondissement, avait été organisé à la Morgue pour la réception des cadavres.
M. MOUQUIN, sous-directeur de la police municipale, et MM. NADEAUD et BRIY, commissaires de police de l’arrondissement, s’étaient installés dans une salle et recevaient, avec M. GAUD, greffier de la Morgue, les personnes qui se présentaient pour reconnaître les morts.
Ce sont les agents du quatrième arrondissement qui, au fur et à mesure de l’arrivée des voitures des Ambulances, transportaient les corps dans la salle d’exposition, où ils étaient aussitôt mis en bière par les employés de l’établissement.
Nous devons ici louer sans réserve le tact et la délicatesse des gardiens de la paix : c’était vraiment touchant de voir avec quel soin ils enlevaient les cadavres et avec quel respect ils opéraient leur transport.
Voici les noms des victimes dont les corps ont été reconnus dans l’après-midi d’hier :
1° BORRE, [Henri Georges Stanislas BORÉ] soldat au 115e de ligne, transporté au Val-de-Grâce ;
2° Mme PELATAN, née Anastasie FOINTEAU [Anasthasie Marie FOUINETEAU] demeurant 11, rue Jeanne ;
3° Mme BONAMOUR, née Agnès-Anne FOINTEAU [Agnès Anne FOUINETEAU] 38 ans, 263, rue de Vaugirard ;
4° Émile THOMAS, [Émile Georges THOMAS] 2 ans, 23, rue François-Nivert ;
5° Valentine LERUYER, [Valentine LE RUYET] 11 ans, 47, rue Domrémy ;
6° LERUYER, [Marc LE RUYET] homme d’équipe à la Compagnie d’Orléans, père de la précédente ;
7° [Eugène BARTHÉLEMY] , 212, rue de Charenton ;
8° SOUBRIER, [Jean SOUBRIER] 41, rue Lacroix ;
9° Léontine MARTIN, [Eugénie Léontine MARTIN] 23 ans, 41, rue Lacroix.
10° Mlle Henriette BEAUDOIN, [Henriette Aimée BEAUDOIN] née à Villenauxe (Aube), 21 ans, domestique chez les époux BEAUVAIS, à Tonnerre.
Vers dix heures du matin, M. WALDECK-ROUSSEAU, président du Conseil, s’est présenté à la Morgue : il a été reçu par M. BULOT, procureur de la République ; M. GAUD, greffier, et M. DE VALLE, juge d’instruction.
Pour éviter aux parents des victimes un voyage jusqu’à Juvisy, le magistrat a décidé de faire procéder aux actes mortuaires par la mairie du quatrième arrondissement ; les décès seront ensuite transcrits sur les registres de la mairie de Juvisy.
Une foule nombreuse n’a cessé de stationner aux abords de la Morgue. Les curieux se livraient à de nombreux commentaires, et c’est à grand-peine que des gardes municipaux, mandés à cet effet, arrivaient à maintenir la circulation sur le quai de l’Archevêché.
L’identité de quatre des victimes a été établie dans l’après-midi. C’est d’abord Mme PICHON, née Célestine LEBAS [Céleste Jeanne LEBAS] , qui a été reconnue par son père et deux sous-officiers du 13e régiment d’artillerie auquel appartient son mari, qui est soigné au Val-de-Grâce.
L’identité d’une autre dame, Mme L. DAULIE [Emilie Léontine DAVIÈRE] , demeurant à Nantes, et qui venait de passer quelques jours à Paris, 17, rue Lacépède, chez des amis, a été ensuite constatée.
Cette personne, âgée d’environ quarante ans, portait à la main gauche une alliance où étaient gravés ces mots : « L. DAULIE — E. DANIÈRE, 28 octobre 1895. » Elle avait en outre, sur elle, trois autres bagues et des médailles de piété.
Ajoutons que M. DAULIE, qui était à Nantes, attendait hier l’arrivée de sa femme et a appris sa mort par une dépêche qui lui a été adressée par la Préfecture de police.
- BARTHELEMY Louis Eugène
- BEAUDOIN Henriette Aimée
- BORÉ Henri Georges Stanislas
- DAULÉE Adrienne Amélie Marie Louise
- DAVIERE Emilie Léontine
- EUDELINE Pierre Albert
- FOUINETEAU Agnès Anne
- FOUINETEAU Anasthasie Marie
- GALEY François Joachim
- LE RUYET Marc
- LE RUYET Valentine
- LEBAS / LEBATZ Céleste Jeanne
- MARTIN Eugénie Léontine
- MOCQUARD Ferdinand
- SABATIER Marie Thérèse Adélaïde Maria
- SOUBRIER Jean
- THOMAS Émile Georges
Une Scène déchirante — Lire la suite —
Mais la reconnaissance la plus sensationnelle a été celle des cadavres de M. et de Mme GALEY par leur fils. Elle a donné lieu à une scène absolument déchirante.
C’est vers quatre heures et demie que M. GALEY fils, demeurant 10, rue Delambre, s’est présenté à la Morgue en demandant si sa mère n’était pas parmi les morts.
Sa mère [Marie Thérèse Adélaïde Maria SABATIER]
Son père [François Joachim GALEY]
La République Française, du 08/08/1899
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4995963m/f4

Ferdinand MOCQUARD
Le Journal des Patissiers du 1er août 1899
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6586265h/f10

LES 71 BLESSÉS — Lire la suite —
Voici la liste complète des personnes blessées dans la catastrophe de Juvisy :
Mme CHARLOT, 54 ans, rue du Four, grièvement blessée à la tête.
MM. FOURÈS, commis principal des postes, 10, boulevard Saint-Marcel, blessure au-dessous de l’œil droit.
GIROUT, gardien des postes, 119, boulevard de l’Hôpital, douleur dans le côté droit.
Joseph MALET, commis des postes, 72, rue Charlotte, douleur à l’épaule gauche.
ROBERT, inspecteur des bureaux ambulants, ligne de Lyon, 58, boulevard Port-Royal, nombreuses contusions sur le côté droit.
Eugène BARRET, commis des postes, 29, rue Francoeur, blessé à la main.
Mme BARRET, les deux jambes cassées.
Melle Berthe BARRET, leur fille, une jambe cassée.
Mme BARTHÉLÉMY, 212, rue de Charenton, blessures aux deux jambes.
MM. BARTHÉLÉMY fils, 4 ans, blessé.
Louis PAVAREL, 106, rue du Chevaleret, contusion à l’œil.
Paul MOUSSION, 164, rue Saint-Jacques, à Nantes, blessé à l’œil et à la joue gauche, douleurs à la tête.
Sylvain DUPRAT, 179, rue Lafayette, contusions légères.
Louis PICHOT, 17, rue Pavée, blessure au côté droit de la tête.
PÉRIGOIX, soldat à la 22e section d’ouvriers, une jambe cassée.
Louis OLLARD, 35e régiment d’artillerie, une jambe cassée.
PICHOY, maréchal des logis au 15e régiment d’artillerie, les deux jambes cassées.
PICHON, maréchal des logis au 13e régiment d’artillerie, les deux jambes cassées, très grièvement blessé.
L…, enfant de 10 ans, rue de Vaugirard, blessé à la tête.
M. CAMUS, d’Angers, blessé à la figure.
Mlle Antoinette CHOUANET, 45, rue Serpente, blessures aux jambes.
Mlle LEROUYET, 5 ans, 47, rue Domrémy, blessée très gravement.
Mme LEROUYET, sa mère, blessée grièvement.
M. BUREAU, ouvrier du train tamponneur, blessures internes.
Mme et Mlle LEFLOC, contusions nombreuses.
M. QUIERROZ, blessé à la partie gauche de la face, contusions nombreuses.
Mme MESSAL, commis des postes, à Paris, troubles généraux.
Germaine PANNIER, 7 ans, rue du Jourdain, contusions aux jambes.
Berthe PANNIER, sa mère, institutrice au Pornie, blessures aux jambes.
Fanny BETTEL, rue Montgallet, blessures aux jambes.
M. DELISLES, avenue Ledru-Rollin, blessé aux jambes.
Mme BABORD, Rue du Dragon, les deux jambes cassées.
M. BABORD, son petit garçon, 6 ans, blessé à la tête.
Charles BLINÉAU, 8, rue Chénier, blessé à la tête.
BLINÉAU, rue du Cardinal-Lemoine, 51 ans, blessure au-dessus du genou.
Jean DELMON, conducteur du train tamponné, blessé au bras et au bas-ventre.
GALET, 10 ans, rue Delambre, contusions multiples.
HUBERTY, instituteur, 37, rue Montmartre, contusions.
M. Edmond DÉSAUBRY, jambe droite cassée.
Mlle GUILLERMIN, fracture du crâne.
Mlle JOURNEDE, blessure à la tête.
N. GUINY, 10, rue Domrémy, cuisse cassée, contusions internes.
Mme GUINY, blessée aux jambes.
M. GAUDIER, le bras droit cassé.
Mme GAUDIER, douleurs internes.
M. BEAUVAIS, 45 ans, de Tonnerre, entorse.
MM. René et Alexandre BEAUVAIS, 8 et 10 ans, contusions.
Mme BEAUVAIS, blessure à la tête.
M. GAUDIER-COURTOIS, à Nogent-sur-Seine.
M. BLIN, commis principal des postes, commotion générale.
M. TREILHES, commis des postes, commotion générale.
M. CHAMPEL, commis des postes, commotion générale.
M. JOLY, commis des postes, commotion générale.
M. CLION, commis des postes, commotion générale.
Mme COTENSEAU, à Choisy-le-Roi, contusions à la jambe gauche.
Mme LEROUX VAN-DYCK, institutrice à Paris, blessure à l’œil droit.
M. PIQUET, instituteur à Montrouge, contusion à la jambe gauche.
Mme et Mlle LEFORT, rentières à Paris, contusions aux jambes.
M. SCHEFFER, 52, passage Montgallet.
M. CESBRON, 22, rue Clausel.
Mlle FLORENTIN, 29, rue de Patay.
Mme MARTIN, 51, rue Lacroix.
Mme Sophie MESSIE, 2, rue Tronchet.
Mme PARLY, 39, rue de Grenelle.
M. André BONAMOUR, 263, rue de Vaugirard.
M. BAUDESSON, 8, rue des Avocats, à Châtillon-sur-Seine.
Mme MOUREAU, 3, rue de l’École-Polytechnique.
M. GABORY, 34, Rue de Fleurus
Mme Armande RICHARD, 16, Grande-Rue-de-la-Guillotière, à Lyon.
Mme SAUBRIER, sans adresse.
M. Gustave LEVY, à Tours.

