Le récit complet du drame entre Couzeix et Nieul :
Les détails figurent dans les deux articles de journaux cités ci-dessous :
Le Petit Journal du 24 mai 1894
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k613166x/f2
Le Facteur, journal du 26 mai 1894
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t521647747/f3
Le 22 mai au soir, une catastrophe ferroviaire d’une rare violence a endeuillé la région de Limoges. Le train supplémentaire 1646 (également référencé sous le numéro 1656), composé de deux locomotives et de quatorze voitures, transportait environ 750 passagers revenant de la foire de la Saint-Loup.
Le drame s’est produit au dixième kilomètre de la ligne, entre les communes de Couzeix et de Nieul. Lancé à grande vitesse, le convoi a déraillé dans une courbe particulièrement accentuée. Le bilan matériel est impressionnant : les deux locomotives et la quasi-totalité des wagons ont été projetés hors des rails, certains se retrouvant “en capilotade” (réduits en morceaux). Les rails ont été arrachés sur plus de deux cents mètres.
Le bilan humain est tragique. On déplore deux morts : M. LAROUDIE, [Martial LAROUDIE] 75 ans, habitant Nieul, décédé d’une fracture du crâne, et son fils, LAROUDIE fils, 39 ans, dont les jambes ont été écrasées. Ce dernier a rendu l’âme quelques instants après avoir été dégagé des débris, après être resté plus d’une h eure couché sur le corps de son père.
La liste des blessés identifiés permet de mesurer l’ampleur du choc. Parmi les victimes les plus gravement atteintes figurent :
PERROT (19 ans) et CONCHON (18 ans), tous deux élèves à la ferme-école de Chavagnac, blessés aux jambes.
Sont également signalés :
– GUÉRIN, boucher à Nieul (mâchoire brisée et blessures à la tête).
– GANDOIS, de Saint-Gence (côtes fracturées).
– M. et Mme FOUGERAS, de Nieul (contusions à la tête et douleurs internes).
– DUPUY, entrepreneur à Nieul (blessures multiples).
– Pierre HYVERNAUD et Marie BOUTOT (contusions diverses).
– Mme BRISSAUD, épouse du président du conseil général de la Haute-Vienne, qui souffre de nombreuses contusions.
Au total, on dénombre deux morts, deux blessés très graves et une trentaine de blessés ou contusionnés. De nombreux autres passagers, bien que touchés, ont fui vers les villages voisins dans un état de terreur absolue.
Les secours, comprenant des médecins de Limoges et de hauts responsables administratifs, ont dû intervenir à la hache pour libérer les survivants. Si certains attribuent l’accident à une vitesse excessive, l’enquête n’a pour l’instant retenu aucune charge contre le mécanicien. Le site de l’accident, bordé de ravins profonds, aurait pu transformer ce drame en une hécatombe sans précédent si le déraillement s’était produit quelques mètres plus loin.
Concernant LAROUDIE fils il s’agit sûrement de Baptiste ou Jean Baptiste.
pas de trace à l’EC de Couzeix et Nieul pour l’année 1894
Dans le recensement de Nieul en 1891, la famille LAROUDIE habite au lieu dit la Fabrique.
Un Jean-Baptiste X VALADE Marie avec 2 enfants et son père Martial âgé de 70 ans (né vers 1821); cela correspond à LAROUDIE Martial décédé dans l’accident.
La famille LAROUDIE Martial X Louise COURIVAUD habite à Saint-Jouvent en 1881 avec leurs 2 enfants âgés de 22 et 26 ans (Marie et Jean Baptiste) {remerciement à M. Thevenin}.
Jean Baptiste décédera à Couzeix en 1934 ==> donc il a été juste blessé dans cet accident
Néanmoins n’hésitez pas à commenter ou apporter des corrections si nécessaires – Merci
