1890 – Collision due à un tamponnement en gare d’Andelot-en-Montagne (39)

L’Impartial du Nord – 19 septembre 1890 – https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t544790667/f1

Le Figaro, édition du 18 septembre 1890
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k281252p/f3

ARBOIS, 17 septembre. — Une collision s’est produite hier à la gare d’Andelot. Un train mixte de voyageurs et de marchandises a tamponné un train de marchandises qui manœuvrait à 300 mètres de la gare.
Un prêtre, âgé de vingt-sept ans, professeur au séminaire de la Consolation, près Besançon, a été tué, ainsi qu’une jeune fille de vingt et un ans, nommée PEUNET, de Villers-sous-Chalamont. Trois voyageurs sont blessés grièvement. Six employés de la Compagnie ont reçu des blessures peu graves.
Les deux machines sont très endommagées. Dix wagons ont été broyés et culbutés hors de la voie.
On a dû travailler toute une journée au déblaiement.

Bastia-Journal, 18 septembre 1890 – https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32838496/f3

Courrier de Saône et Loire
20 septembre 1890 en page 2/4

LA CATASTROPHE D’Andelot
Dôle, 18 septembre.
On a bien malheureusement à déplorer deux morts dans la collision arrivée à la gare d’Andelot.
Un prêtre a été tué : M. l’abbé BERGOY, [Marie François Joseph BERGOIS] âgé de vingt-sept ans, professeur au séminaire de la Consolation, à Besançon.
L’autre personne qui a trouvé la mort dans la catastrophe est Mlle JEUNET, [Claire Thérèse Marguerite JEUNET] âgée de vingt et un ans, née à Villers-sous-Chalamont; la pauvre fille a été horriblement broyée.
Une petite fille qui a eu les deux jambes fracturées, Mlle BICHET, est la nièce de la précédente.
Les employés blessés du P.-L.-M., c’est-à-dire le personnel du service des deux trains, sont au nombre de six; tous ont été blessés grièvement, notamment le mécanicien BERTHAUX, du train 2456; le conducteur-chef BRENET; le chauffeur BOUGEOT, et le serre-frein MACHUREY.
La femme du chef de gare de Lajoux, [Mme RACLOT] qui figure aussi parmi les blessés, est tombée dans le ravin en sautant hors du wagon. Cette jeune femme, qui était dans une situation intéressante, a accouché dans la nuit d’un enfant mort-né; elle est, comme on pense, dans un bien triste état; mais on a néanmoins l’espoir de la sauver.
Une dizaine de voyageurs ont été plus ou moins contusionnés.
On a déposé les deux cadavres dans la salle d’attente de la gare, et on soigne les blessés dans des maisons particulières d’Andelot. On craint que quatre d’entre eux ne succombent.
Dix wagons ont été réduits en débris informes. Un wagon de troisième classe est littéralement entré dans une voiture de première.

Journal de Saint-Gaudens – 11 octobre 1890 – Derniers instant de l’abbé BERGOY

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