1846 – Catastrophe sur le chemin de fer de Saint-Étienne – Accident de la Pierre-Benite (69)

1846 – Accident de la Pierre-Benite

Lire l’article entier directement sur le journal d’époque :
Le Constitutionnel,
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k667378z/f1

Les victimes, telles qu’annoncées dans le même journal :

Noms des personnes tuées. 
M. BOUCHER, marchand boucher à Rive-de-Gier, [Joseph BOUCHER]
M. BOUVERON, chapelier à Saint-Etienne, [ Jean François BOUVEYRON]
M. Claude COURRATE, ferblantier, de Lusy (Nièvre), [Claude COURAULT]
M. CHAÎNE fils, ferblantier à Lyon, [Jean Pierre CHEMIN]
Mme PROST, de Lorette, près Rive-de-Gier, [Catherine Gertrude QUIBLIER]
M. DUCROT, maître maçon d’Ampuis, [Louis DUCROS]
une femme d’environ vingt-cinq ans dont on n’a pas le nom, [Claudine FISCHER]
EPALE, petite fille âgée de cinq ans, dont la mère a été blessée. [Marie Louise EPALE]
Une personne non identfiée à l’EC

Liste partielle, Les blessés sont plus nombreux qu’on ne l’avait pensé d’abord, parce que la plupart se sont rendus immédiatement chez eux, soit à pied, soit dans les voitures que des habitans de Pierre-Bénite leur ont fournies, soit dans les omnibus que l’administration du chemin de fer avait envoyés à la Mulatière. Leur nombre s’élève à quarante-cinq.



Le Courrier de Lyon publie la note suivante, qui lui a été communiquée par l’administration du chemin de fer de Saint-Etienne :
« Un accident très grave est arrivé ce soir, à trois heures et demie, à Pierre-Bénite, au train parti de Saint-Etienne à midi. Ce train ayant été obligé de s’arrêter à Vernaison par un dérangement de la machine, avait demandé à Lyon une machine de secours. Cette seconde locomotive est partie immédiatement, et a pris la voie de descente sur laquelle le train était supposé arrêté. Mais celui-ci s’était déjà remis en marche, et un violent heurt a eu lieu. Huit personnes ont été tuées et quatorze ont été blessées,quelques autres ont reçu des contusions sans gravité. »
Par suite de l’encombrement des voies, les trains de cinq heures du soir et de minuit n’ont pu partir de Lyon. »

Sur une interpellation de M. LHERBETTE, M. le ministre des travaux publics a donné aujourd’hui à la chambre quelques explications sur cette catastrophe dont la nouvelle a produit une vive sensation.


Le Railway : chronique des chemins de fer et de l’industrie
2 avril 1848

— Voici la substance de la lettre qui nous a été adressée par la compagnie du chemin de fer de St-Etienne, au sujet de l’accident du 1er mars, et que nous n’avons pu insérer dans nos derniers numéros.
Plusieurs journaux ont exagéré, d’après des renseignemens inexacts, le nombre des victimes de la catastrophe de Pierre-Bénite. Les personnes qui ont péri par suite de cet accident sont au nombre de neuf. Sept d’entre elles ont été retirées mortes des voitures.
Tous ces décès ont été immédiatement constatés par le commissaire spécial de police et par le juge de paix de Saint-Genis, et tous les corps ont été reconnus. Depuis lors, des rapports journaliers ont été adressés par les médecins de la compagnie sur l’état des blessés dans les villes où ils se sont rendus le jour ou le lendemain de l’accident. L’état des blessés donne tout lieu d’espérer que le nombre de neuf morts ne sera pas dépassé.
Les blessés sont plus nombreux qu’on ne l’avait pensé d’abord, parce que la plupart se sont rendus immédiatement chez eux, soit à pied, soit dans les voitures que des habitans de Pierre-Bénite leur ont fournies, soit dans les omnibus que l’administration du chemin de fer avait envoyés à la Mulatière. Leur nombre s’élève à quarante-cinq.
Sur les quarante-cinq blessés, près d’un tiers ont reçu des contusions et sont remis actuellement. Les autres sont encore alités, mais leur état ne paraît pas donner de crainte pour leur vie. Il n’y a eu aucune amputation.



Retour accueilImprimer la fiche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut