1893 – Déraillement du train No 706 à destination de Montauban

La Voix du Peuple du 3 janvier 1893
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t538071928/f2

Le Matin, derniers télégrammes de la nuit
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k555114r/f1

TERRIBLE ACCIDENT
Un déraillement près de Castres — Triste spectacle — Morts et blessés.

Castres, 1er janvier.
D’un correspondant.

Le train 706, partant à onze heures douze de Castres, a déraillé à onze heures dix-sept en face de la maisonnette de Sainte-Croix, qui a été renversée.
Le mécanicien et le chauffeur ont été tués. Neuf voyageurs ont été blessés légèrement ainsi que la garde-barrière.
La machine couchée sur le dos en dehors de la voie est recouverte par son tender qui lui-même est recouvert par les débris du fourgon. La première voiture est montée tout en haut de ces débris elle se trouve presque intacte. Un wagon de deuxième classe a été complètement brisé. Les voyageurs qui s’y trouvaient n’ont eu aucun mal.
Comme dans tous les accidents de cette nature, les voyageurs complètement effarés, se sont sauvés en abandonnant leurs bagages.
Le cadavre du mécanicien est carbonisé et recouvert de charbon sous la machine. Le chauffeur, transporté à la maisonnette voisine, a rendu le dernier soupir. L’artillerie aide aux transbordements des voyageurs qui arrivent de Castelnaudary et de Montauban. Les photographes prennent les vues de la catastrophe.
Sont morts :
le mécanicien PARRIEL [Guillaume Hippolyte PARRIEL]
le chauffeur ESPLES [Paul Sébastien EPPLES]

La voie ne sera pas dégagée avant demain.
On ignore la cause de l’accident.
Le parquet, au grand complet, a fait procéder à de minutieuses investigations.

Retour accueilImprimer la fiche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut