Le Figaro du 14 juillet 1896
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k283707z/f4

Le Temps du 17 juillet 1896
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k234922f/f3
– Notre correspondant du Puy nous adresse les renseignements suivants sur la catastrophe de Saint-Georges-d’Aurac :
C’est au point kilométrique 3 k. 700 que, lundi soir, le train nº 2582, allant du Puy à Arvant et parti à quatre heures trente-cinq, a déraillé.
Du Puy à Fix, une longue montée nécessite pour certains trains une double locomotive. C’était le cas du train 2582. Depuis Fix, point culminant de la chaîne du Velay, la voie redescend par une pente très rapide, quoique coupée en deux directions, vers la vallée de l’Allier, jusqu’à la gare de Saint-Georges-d’Aurac.
C’est vers la fin de cette pente que l’accident s’est produit, après que le train eut passé la gare de Rougeac, en face du village de Saint-Georges-d’Aurac, à la courbe extrême de la boucle suivie par la voie. Lancée à toute vapeur, la locomotive a entraîné, en restant sur les rails, le tender qui a sauté sur le talus. Le train avait quatorze voitures. Une rupture d’attache s’est produite à partir de la sixième, qui était, comme beaucoup de wagons de cette ligne, une vieille construction de 3e classe remontant à l’installation primitive. Neuf voitures ont été lancées près de la voie, suivant la tangente de la courbe. Un autre wagon de 3e classe, chassé de ses roues et de son plancher, a glissé sur les champs voisins à une dizaine de mètres. Une voiture de 1re classe, plus lourde et mieux construite, a fait un léger écart et a sensiblement arrêté la chute des voitures suivantes, qui, cependant, sont brisées en petits éclats.
Les rails sont détruits sur une longueur de 130 mètres.
Les 4 victimes :
– [Marie Charlotte ALEXANDRE]
– [André BARTHELEMY]
– [Vital BOULANGER]
– [Charles Géraud Germain DECONQUANS]
Les articles de journaux qui ont traité le suivi judiciaire de cet accident ont indiqué qu’il y avait 5 victimes, pour ma part je n’en ai retrouvé que 4.
Un dialogue en cours avec une association permettra peut-être un avancement dans cette énigme.
Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, 15 juillet 1896, page 3/4
Les blessés :
Mademoiselle Madeleine Frugères, institutrice à Tarterin, commune de Chanteuges (Haute-Loire) ,
Le soldat Rodier du 36e Régiment d’Artillerie, resté coincé dans les décombres dont l’état est critique,
Monsieur Champagnac Lieutenant de Vaisseau et son épouse,
M. et Madame Lassagne de Langeac,
Monsieur Victor Fabre, âgé de 78 ans, de Vergezac et sa fille Madame Véronique Farigoule domiciliée à Clermont-Ferrand. Ces derniers sont acheminés par le train jusqu’à Clermont-Ferrand pour être brancardés jusqu’au domicile de M. Farigoule.
Monsieur Davin, Voyageur de commerce à Paris, dont l’épouse est décédée,
Monsieur Joseph Gauthier,
Monsieur et Madame Roux du Puy dont l’état s’est fortement dégradé
Madame Julie Cardinal du Puy dont l’état est inquiétant.
Monsieur Carmantrand, soldat au 16e Régiment d’Artillerie, blessé gravement, recueilli par Monsieur de Lafayette, puis transféré à l’hôpital du Puy
