1889 – Un express prend en écharpe un train de marchandises à Villers-Bretonneux (80)

Le Petit Journal, 13 février 1889, page 3/4


La Presse du 14 février 1889
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5454679/f3


Somme
Villers-Bretonneux, 12 février. — Hier matin, vers 11 heures 35, le train express de Bâle à Calais a pris en écharpe, à Villers-Bretonneux, un train de marchandises qui manœuvrait.
Par suite du choc, la locomotive et les trois premiers véhicules de l’express ont déraillé et ont été avariés ; deux wagons de marchandises ont été brisés.
Aucun voyageur n’a été blessé.
Malheureusement, on a à déplorer la mort du chauffeur du train express, Cornillier [Arsène Justin CORNILLIER] qui fut projeté sous les roues d’un fourgon qui lui écrasèrent le cou. Ce malheureux laisse quatre enfants !
Les deux voies principales s’étant trouvées momentanément interceptées, un service de transbordement a dû être organisé pour assurer le service des voyageurs.
La circulation normale a été rétablie dans la soirée.

Journal du département de la Marne du 16 février 1889
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6984064r/f3


L’accident du train de Calais-Bâle.
Mardi matin, vers onze heures trente-cinq, le train express de Bâle à Calais en retard, a pris en écharpe, à Villers-Bretonneux, un train de marchandises qui manœuvrait.
Par suite du choc, la locomotive et les trois premiers véhicules de l’express ont déraillé et ont été avariés ; deux wagons du train de marchandises ont été brisés.
Aucun voyageur n’a été blessé.
Malheureusement, on a à déplorer la mort du chauffeur du train express, CORNILLIER qui fut projeté sous les roues d’un fourgon qui lui écrasèrent le cou. Ce malheureux laisse quatre enfants.
Ce train, qui doit partir normalement de la halte de Bétheny, près Reims, vers cinq heures et demie du matin, n’avait quitté Bétheny que vers neuf heures, à cause des amoncellements de neige qui l’avaient retardé depuis son départ de Bâle.
C’est à ce retard qu’est due sans doute la terrible collision de Villers-Bretonneux, qui non seulement a coûté la vie à un mécanicien, mais aussi pouvait entraîner la mort de nombreux voyageurs parmi lesquels se trouvaient, nous dit-on, plusieurs Rémois, entre autres un prêtre de Saint-Remi, M. OURY, marchand de laine, et M. Jean HOLDEN.


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