1881 – Déraillement entre Lapouyade et Guîtres


Le Temps, édition du 22 septembre 1881
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2285091/f3


La Gironde publie les détails suivants sur le déraillement de Guitres:
Lundi matin, vers deux heures, le train nº 113 de la ligne des chemins de fer de l’État a déraillé au poteau kilométrique nº 144, situé entre Lapouyade et Guitres. La tête du train est passée sans dérailler; seuls les wagons de queue ont été jetés hors de la voie. Dans ces derniers se trouvaient des militaires du 137e de ligne qui allaient à Libourne.
Dix-neuf de ces militaires ont été blessés, deux seulement d’une manière grave: l’un a la clavicule de l’épaule gauche cassée, l’autre a un trou assez profond au-dessus de l’œil. Les autres n’ont que des blessures légères.
Aussitôt après l’accident, M. Mainsières, chef de section des chemins de fer de l’État, en résidence à Coutras, averti le premier, s’est transporté immédiatement sur les lieux et a demandé les secours nécessaires à la Compagnie d’Orléans.
Un train de secours a été formé à Coutras, à quatre heures. Les militaires blessés ont été placés dans des wagons de 1re classe et dirigés sur Libourne pour y être soignes à l’hopital. On avait affirmé qu’un de ces malheureux serait mort dans la journée; mais cette nouvelle, par bonheur, est démentie formellement. Le garde-frein qui se trouvait dans le wagon de queue a été tué. [Eugène VERGNAULT]
Quant aux autres voyageurs qui se trouvaient dans les premiers wagons, ils ont pu continuer leur route vers Bordeaux. Parmi eux, il y a une quinzaine de blessés, mais aucun n’a de blessures graves.
Le contrôleur, qui les a mis en gare à Coutras, n’a reçu aucune plainte.
Le maire de Maransia a aussitôt ouvert une enquête, et le parquet de Libourne s’est transporté hier sur les lieux.
L’enquête à laquelle on s’est livré n’a pas pu établir encore les causes de l’accident. Mais on nous a dit qu’il avait été provoqué par l’écartement et la rupture des rails dans une courbe très raide.

Le Radical du 24 septembre 1881
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76032096/f3


Voici les noms des 26 militaires blessés.
Les six premiers inscrits sur la liste sont à l’hôpital militaire.
Tous les autres sont simplement à l’infirmerie :

Jean SCHAMAYOU, de Polin, canton d’Aurillac (Cantal).
Pierre SAJUS, d’Auribail, canton d’Auterive (Haute-Garonne).
Jean RAPENARD, de Chomp, canton d’Aurillac (Cantal).
Hippolyte BRUYERE, de Saint-Etienne (Loire).
Léon JALBIT, de Villeneuve, canton d’Albon (Tarn).
Denis-Baptiste PUJOL, de Villefranche (Tarn).

Antoine BONEY, de Massat (Ariège).
Jean DUTREUIL, de Toulouse.
Julien JONAS, d’Ussan, canton de Tonnet (Charente-Inférieure).
Louis GÉLIS, de Toulouse.
Louis ROUGIÉ, d’Issindolus, canton de Capelle-Marival (Lot).
Jean DESPEYROUX, de Durbans, canton de Livernon (Lot).
Jean MARTIN, de Mantière, canton de Saint-Flour (Cantal).
Jean SANTENAC, de Massat (Ariège).
Pierre BARRET, de Chaliers, canton de Ruines (Cantal).
Félix GROS, de Taillet, canton d’Alban (Tarn).
Jean SIGNAL, de Saint-Jean-de-Marcel (Tarn).
Ives RIVIÈRE, de Pluven, canton de Fouesnat (Finistère).
Baptiste GALLI, de Massat (Ariège).
Pierre SOMABERE, de Moncrabeau, canton de Francesca (Lot-et-Garonne).
Noël LAGAL, de Saint-Benoit, canton de Monesties (Tarn).
Jean BURG, de Saillac, canton de Limogne, (Lot).
André LAUTRÉ, de Calmon, canton de Nailloux (Haute-Garonne).
Philippe GIMBERGUES, de Calvignac, canton de Limogne (Lot).
Jean SALSON, d’Anglade, canton de Saint-Flour (Cantal).
Étienne BROUSSE, de Faverolles, canton de Ruines (Cantal).
Jacques THÉRON, d’Anglade, canton de Chapelle-Marival (Lot).
Philippe FOURES, de Teillet, canton d’Alban (Tarn).
Étienne RIVIÈRE, de Barsam, canton de Jumolat (Gers).

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