1891 – Déraillement à Saint-Urbain (29)

Le Bonhomme Français, édition du 9 août 1891
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k68149920/f3

UN DÉRAILLEMENT, Brest, 2 août.
Hier après-midi, un déraillement a eu lieu sur le réseau d’Orléans. Le train 1,480, parti de Landerneau à 2 h. 25 allant à Quimper et à Lorient, a déraillé, à la hauteur du poteau 155, entre Dirinon et Daoulas, au lieu dit Chapelle-de-Trévarne, Après avoir dépassé le viaduc de Daoulas à trois heures cinq, à un endroit où la voie décrit une courbe d’un petit rayon, avec une pente assez raide, la locomotive, le tender et trois fourgons, lancés à une vitesse de 45 kilomètres, déraillèrent seuls, parcourant 180 mètres sur le ballast, La locomotive se renversa dans la tranchée, le train comprenait trois fourgons et quatre voitures. Le premier fourgon est complètement détruit; les deux autres qui ont passé sur le premier, ont les roues et les essieux brisés. Les voitures des voyageurs ont été peu endommagées. Le mécanicien HORELLE, [Eugène Vincent HORRELLE] qui à eu les jambes broyées, expira peu après. Le chauffeur Baron a été fortement contusionné à la tête et aux reins. Les premiers soins furent donnés par le docteur Livaudais, de Daoulas. Vers trois heures et demie, le train 29, venant de Nantes, arriva à Daoulas. Le transbordement eut lieu pour Quimper, La Compagnie de l’Ouest envoya un train de secours pour prendre les voyageurs à destination de Brest. Ceux-ci sont entrés en gare à onze heures vingt. Une équipe de soixante ouvriers travaille au déblaiement de la voie qui sera libre dans la journée. Le mécanicien tué est marié. Il ne laisse pas d’enfants. L’enquête fera ressortir les causes de l’accident, dû probablement à la déclivité trop prononcée de la pente. Le vice-amiral de la Jalle, président de la commission d’examen des aspirants sortant de l’Iphigénie, école d’application, qui se trouvait dans le train qui a déraillé, est arrivé à onze heures vingt.

Je dois remercier ici les membres du groupe Facebook : “Entraide généalogique” pour l’aide apportée et qui a permis de localiser l’acte de décès du mécanicien HORRELLE, HORELLE, HOREL
L’accident a eu lieu après le viaduc de Daoulas et au niveau du lieu-dit la Chapelle de Trévarn (commune de Saint-Urbain)

Le Radical, 4 août 1891 — https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7617815h/f3

Un autre journal [Courrier du Tarn et Garonne du 3 août 1891] expliquait que le mécanicien HORRELLE était rapatrié par un autre train jusqu’à Quimper, malheureusement il est décédé pendant le voyage au niveau de la commune de Quimerc’h.
L’acte de décès a été établi par la commune de Ergué-Armel en date du 2 août 1891.

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